je m’avance dépouillée,

l’espace est immense et perceptible

je pose les pieds

 l’un après l’autre comme sur un fil

ne tient qu’à cela,

j’avance vers la déroute

  les bras le long du corps

notre route

son débord

son fracas

  entrer dans la nuit à travers un drap d’ébène

la danse nous conduit

la danse nous portera

  entrer dans le chaos comme on l’avait quitté jadis

peut-être

comme il fut toujours là vibrant

sous nos pas

  entrer dans ce que nous fuyions

de nous-mêmes

entrer là

  après le Styx s’il demeure un éclat de mémoire

entrer là

pour toujours

dans le noir

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