On aurait pu voir la pluie tomber cent fois sans être émus parce que la pluie abreuve notre sol. L’eau descend vers le langage des plantes sèches au ras de la terre et nous, nous abreuvons, aussi.
C’est l’eau qui irrigue mes veines et moi, de feu, de vent et d’eau, je tournoierai sans cesse.

Nous aurions vu l’eau du ciel s’égoutter seule et tendre, votre corps délié m’attendait à l’orée de ce désert d’os et de sables. Le désert ne nous faisait pas peur, nous n’avions jamais eu peur, à nous voir tressaillir ensemble, les os du sol frémissaient autour des pierres délavées.

Je n’avais pas osé vous approcher, vous étiez si belle alors, si souple, votre nuque élancée qui me parlait, qui semblait me parler chaque fois et mes regrets lorsque le soir tombait.

(…)

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