almeria…

…te déposes sur le Cabo si tu crois que cela me fait quelque chose
tu conçois le reste du monde au creux de ta crique, baie, courbe, ventre, sein, peau
tu penses à la nuit deja tu pries tu pries
sans cesse tu reposes la tête sur le bras du fauteuil
l’accoudoir pour ta nuque, là tu ne changes plus tu ris sans savoir que le temps passe peut-être aussi
sans toi qui l’ignores
l’eau fragmente et diffracte et dit tout
ce qu’on espérait
hier encore
et sans toi l’eau n’a pas de chaleur et la peau moite et terne sans contact se dissout au fil du sable
toi qui l’ignores c’est cela qui nous porte
en face

Git-le-Monde-Nouveau
ce n’est pas moi qui le dis
sans ta peau le temps ne m’est rien le temps meurt au fond ce n’est pas si mal
mais s’écoule le lavis on n’a pas besoin d’y croire encore toi tu es là
pour moi

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