je n’y vois pas clair en-deça de ces murs au-delà de ces temps

je ne vois plus rien je regarde

et je trouve un champ épais tout blanc, compact et pâle qui recouvre

tout

et je ne sais

si ce temps a eu lieu même

s’il y eut un passé, si l’avenir appelle

je ne sais

même

si un blanc

recouvre

tout

ce qui palpite là-bas

tout au fond du souvenir

en-deça des murs

ce qui palpite encore

moi

je ne sais

que

palpiter

Publicités

Cactus filant palmier dansant la sierra derrière et là sise sur le dos de la plaine se repose il n’y a pas fierté trop élancée trop farouche il y a le sol poreux qui admet le déluge et la forteresse se craquèle

almeria…

…te déposes sur le Cabo si tu crois que cela me fait quelque chose
tu conçois le reste du monde au creux de ta crique, baie, courbe, ventre, sein, peau
tu penses à la nuit deja tu pries tu pries
sans cesse tu reposes la tête sur le bras du fauteuil
l’accoudoir pour ta nuque, là tu ne changes plus tu ris sans savoir que le temps passe peut-être aussi
sans toi qui l’ignores
l’eau fragmente et diffracte et dit tout
ce qu’on espérait
hier encore
et sans toi l’eau n’a pas de chaleur et la peau moite et terne sans contact se dissout au fil du sable
toi qui l’ignores c’est cela qui nous porte
en face

Git-le-Monde-Nouveau
ce n’est pas moi qui le dis
sans ta peau le temps ne m’est rien le temps meurt au fond ce n’est pas si mal
mais s’écoule le lavis on n’a pas besoin d’y croire encore toi tu es là
pour moi