il y avait le départ et le retour
et sans cesse le bruit des vagues
haut perché si tu l’écoutes
les vagues brunes on avait l’habitude on
n’avait jamais peur
les cailloux de la cour et les grains du sureau qu’on a coupé le chagrin du sureau perdu de l’enfance
les plats de terre à la cuisine folle du siècle d’avant au-dessus de la fabrique de liège

qui étiez-vous du silence, enserrés et la mort qui a rôdé partout, les aïeux de guerre en guerre, le fracas et l’armure
et pourtant

ce qu’est la tendresse d’enfant
qui étiez-vous où êtes-vous
maintenant que le soir tombe tiédi

il y avait le travail et la promenade on passait voir les amis de jadis et le monde reprend forme le matin
au vent léger des montagnes qui se bat, nous dit-elle, contre les pluies de mer, une bataille serrée, et je la crois
qui est là qui n’oublie pas?
on a les yeux brumeux du rêve
qui veille?
il y avait l’ange qui ne gardait plus rien

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s